Pour la libération d' Aung San Suu Kyi & de ses partisans signez la pétition

Publié le par Sidérale

La junte birmane maintient en détention 43 partisans d’Aung San Suu Kyi

Quarante-trois opposants récemment arrêtés par la junte militaire de Birmanie demeuraient, mardi 22 mai, en détention sur la soixantaine de militants interpellés au cours des jours précédents en réponse à une pression internationale croissante pour la libération de la figure emblématique du mouvement pro-démocratique birman, Aung San Suu Kyi.

Les militaires, qui ont emménagé, voici presque deux ans, dans un bastion administratif artificiel, Naypidaw, servant de siège du pouvoir à 400 km au nord de Rangoun, semblent craindre un week-end agité dans l’ancienne capitale britannique au moment où ils doivent décider de proroger ou non l’assignation à résidence du Prix Nobel de la paix (1991), qui expire le 27 mai. Celle-ci a passé la majeure partie de sa vie, depuis dix-sept ans, derrière les barreaux ou en résidence surveillée. Les manifestants arrêtés appartiennent en général à la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti d’Aung San Suu Kyi, qui avait remporté des élections législatives en 1990, mais n’a jamais été en mesure d’accéder au pouvoir. La Birmanie vit en état de dictature militaire depuis la prise du pouvoir par feu le général Ne Win en 1962. Les manifestations épisodiques en faveur de la libération de l’opposante ont repris depuis le début du mois de mai sous la forme de prières collectives convoquées dans des temples bouddhistes de Rangoun et les rafles sont intervenues alors que les opposants s’y rendaient. Le nouveau durcissement des militaires birmans est en partie dû à des incertitudes sur l’avenir liées aux problèmes de succession. Le généralissime Than Shwe passe pour être en mauvaise santé et le premier ministre, Soe Win, est hospitalisé à Singapour pour une leucémie.

Le Haut-Commisaire des Nations unies aux droits de l’homme, Louise Arbour, a une nouvelle fois joint sa voix à près de 60 personnalités internationales qui ont adressé une lettre ouverte aux militaires birmans les appelant à relâcher le seul Prix Nobel de la paix privé de liberté dans le monde. Cette mesure "faciliterait le dialogue national" alors que les militaires ont promis de rétablir à terme des structures démocratiques, a-t-elle dit.

La situation commence à embarrasser les autres pays de l’Asie du Sud-Est (Asean) qui sont divisés depuis des années sur l’attitude à adopter envers la Birmanie. La Malaisie a lancé un appel inhabituel à l’Asean à "agir de concert", dans la mesure où il ne saurait "y avoir de sympathie" pour les violations des droits de l’homme dans ce pays, a déclaré, lundi, son chef de la diplomatie, Syed Hamid Albar.

Le Monde Bangkok, corresponadant

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