ISOLA

Publié le par Sidérale



ISOLA

« IO NON HO CHE TE CUORE DELLA MIA RAZZA.

Di te amore m'attrista
mia terra, se oscuri profumi
perde la sera d'aranci,
o d'oleandri, sereno,
cammina con rose il torrente
che quasi n'è tocca la foce.

Ma se torno a tue rive
e dolce voce al canto
chiama da strada timorosa
non so se infanzia o amore,
ansia d'altri cieli mi volge,
e mi nascondo nelle perdute cose. »



ÎLE

« JE N'AI QUE TOI, CŒUR de MA RACE.

L'amour que j'ai de toi m'attriste,
ô ma terre, quand le soir laisse filer
d'obscurs parfums d'oranges,
de lauriers roses et que, serein,
le torrent charrie des roses qu'il emporte
presque jusqu'à l'embouchure.

Mais quand je me tourne vers tes rives
et qu'une douce voix chantante
s'élève d'une rue pour m'appeler craintive
je ne sais si me touche l'enfance ou l'amour
ou l'angoisse d'autres cieux
et je me cache dans les choses perdues. »

Salvatore Quasimodo, Et soudain c'est le soir [Ed'è subito sera], Librairie Elisabeth Brunet, Rouen, novembre 2005, pp. 116-117. Traduit de l'italien par Patrick Reumaux.
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