Alice de Sylvie Ballyot & Tu crois que l'on peut parler d'autre chose que d'amour? co-réalisé avec Béatrice Kordon

Publié le par Sidérale

Après un DEUG de Lettres Modernes, une maîtrise de communication et marketing et un diplôme du département montage de la FEMIS, Sylvie Ballyot réalise plusieurs courts métrages. Elle co-réalise Regarde-moi, L'Homme Sans Nom et Héros Désarmés avec Béatrice Kordon.
Elle a aussi été l'assistante monteuse de Tonie Marshall sur Enfants De Salaud en 1997.


 Tu Crois Qu'On Peut Parler D'Autre Chose Que D'Amour ?,

un documentaire intimiste à voir, absolument

Journal filmé - super 8 - couleur - 0:40:00 - France - 1999/2000

Un journal intime à deux voix, celles de Béatrice et de Sylvie, toutes deux cinéastes. Elles vivent et travaillent ensemble. Depuis plus de quatre ans, elles ont pris l'habitude de tenir un journal filmé en super 8, témoin de leur vie, de leur quotidien, de leur travail et de leur amour. "L'une fait avancer l'autre. L'une ne peut avancer sans l'autre... Et l'amour n'a pas cessé de repousser plus loin nos limites... Nous nous sommes dit : parler de l'intime, c'est tenter d'aller plus loin en soi... C'est répondre à un désir d'absolu. C'est tenter de tout dire, au plus près. Grâce au cinéma, grâce à notre caméra. Caméra-outil, caméra-regard, caméra-passeur."

Béatrice Kordon Et Sylvie Ballyot

Sylvie Ballyot réalise son premier moyen métrage, Alice, en 2002, primé dans de nombreux festivals dont le prix du public au 25 e Festival internationnal de films de femmes à Créteil,

"Cette année, le festival a été placé sous le signe de l’amour. Un doux rêve inspiré des farces de Cupidon. Oui, nous devons croire en ces histoires, en ces regards croisés, la paix doit venir de l’intérieur. Sans doute est-ce pour cet ensemble de raisons que le prix public du meilleur court métrage (doté par l’Humanité) revient à Alice, de Sylvie Ballyot. Les images défilent, nous pourrions croire à un film de famille. Puis les enchaînements se font plus sombres, le discours (presque absent) crie ce prénom : Alice. La parole s’envole vers le ciel, cherche une réponse dans l’écho. Mais le cri est plus profond. Alice aime sa sour, mais cette dernière se marie. Le jour du mariage, la caméra danse sur les souvenirs des moments de grande tendresse, mais bascule dans l’ombre du viol qu’Alice a subi.
En Alice nous redécouvrons avec effroi que nous sommes aussi un lieu traversé par des sons, des souvenirs gris, des incapacités à dire nos souffrances.
Alice opère une chute comme originelle dans le monde du non-sens, déclenchant chez nous une série de questions dont nous ne cessons de tisser le système, face au système intraduisible des êtres et des choses."

Sonia Bressler

(article du 5 avril 2003,
 paru dans le journal "L'Humanité")

Synopsis :Alice a 20 ans. Sa soeur Manon la quitte : elle se marie. Alice rencontre Elsa. A travers elle, Alice revit son amour pour Manon. Ces deux réalités se confondent, le passé se mélange au présent, l'imaginaire au réel. Les séquelles de l'inceste, le deuil du premier amour.

Prix du Public au Festival International de films de Femmes de Créteil, au Festival du Film Lesbien de Berlin et au Festival Cineffable de Paris, mention Spéciale du Jury Jeunes au Festival de Brest.
"Alice" de Sylvie Ballyot (Vient de sortir en DVD)



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Publié dans Films

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