Plain-chant J. Cocteau

Publié le par Sidérale

Plain-Chant (extrait)

Rien ne m'effraye plus que la fausse accalmie
d'un visage qui dort
Ton rève est une Egypte et toi c'est la momie
Avec son masque d'or

Où ton regard va-t-il sous cette riche empreinte
D'une reine qui meurt,
Lorsque la nuit d'amour t'a défaite et repeinte
Comme un noir embaumeur ?

Abandonne ô ma reine, ô mon canard sauvage,
les siècles et les mers;
Reviens flotter dessus, regagne ton visage
Qui s'enfonce à l'envers.

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Publié dans à voix nue

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