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Ancrage : Point d'ancrage, lieu (abstrait) de fixation














L'amour, dans l'anxiété douloureuse comme
dans le désir heureux, est l'exigence d'un tout.
Il ne naît, il ne subsiste que si une partie reste
à conquérir.
On n'aime que ce qu'on ne possède pas
tout entier.
Marcel Proust

Man Ray - Hand on lips

" Je vous vois et vous me voyez,
J'ai une certaine conception de vous et vous de moi.
Je vois votre comportement et vous le mien.
Mais je ne vois pas, je n'ai jamais vu et ne verrai jamais votre expérience de moi ;
Pas plus que vous ne pouvez voir mon expérience de vous.
Je ne peux pas faire l'expéreince de votre expérience, ni le contraire.
Nous sommes l'un(e) et l'autre des hommes/des femmes invisibles.
Tous les hommes sont invisibles les uns des autres."
 France Culture - Voyages en psychiatrie - Août 2006
Lundi 19 novembre 2007




L’association "Sur les toiles" organise, les Samedi 24 et Dimanche 25 novembre après-midi, la deuxième édition des
« Ateliers portes ouvertes ».

20 plasticiens montpelliérains confirmés, ont accepté de jouer le jeu.
Ils se tiendront à votre disposition dans leur atelier respectif, pour vous présenter leur lieu de création ainsi que leurs œuvres.
Tous les renseignements, la liste et les adresses des plasticiens sur :

http://associationsurlestoiles.vox.com

ATELIER KANFR

5,Rue Carlencas 34000 Montpellier
De 15 h à 20 h
par Sidérale publié dans : Agenda culturel
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Lundi 30 juillet 2007

CAMILLE CHANTE BENJAMIN BRITTEN


Oui, c'est bien de la même Camille dont il s'agit, celle à qui nous devons l'album "Le Fil", artiste éclectique et quelque peu déjantée s'il en est!

Que donnera-t-elle?...
et bien ni plus ni moins que
"les Ceremony of Carols", oeuvre majeure de ce compositeur britanique,  chants qui m'ont fait connaître et apprécier, choriste accompagnant de ma voix, son écriture musicale aux harmoniques si subtiles.

Aussi, suis-je très curieuse de l'interprétation que pourra en donner cette chanteuse inclassable.

le 31/07/2007 à 21h15
CATHEDRALE SAINT PIERRE Rue Cardinal de Cabrieres 34000 MONTPELLIER

un bémol ...le prix des places, mais le prix des places est bien souvent voire toujours un bémol!
par Sidérale publié dans : Agenda culturel
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Dimanche 29 juillet 2007

Across the universe of languages

Un concert stupéfiant, une étonnante reprise des chansons des beatles, parmi le pourpre et les dorures de l'opéra, il ne fut pas possible de donner libre cours , à nous spectateurs, à notre impulsive  envie de répondre à cette invitation à accompagner de nos gestes cadencés ces interprétations sublimant l'oeuvre des Beatles.

Katia Labèque est une pianiste d'exception, une pianiste rock aussi!

Ne ratez pas la rediffusion de ce concert, sur les ondes de france Musique le 2 septembre prochain à 15h.

Une projection vidéo a suivi le concert qui nous avait également donné à écouter "Notes to the future" par Patti Smith, texte qui n'était pas prévu dans le programme initial, ajout qui souligne à mon sens l'engagement politique des artistes dans cette adresse au public par cet hommage rendu à Patti Smith, artiste engagée.


"Icône du rock pour toute une génération, Patti Smith, interprète-compositeur et poétesse garde plusieurs décennies après le début de sa carrière l’image d’une artiste féminine toujours aussi complète et engagée.

Patti Smith fait son apparition sur la scène musicale américaine dans les années 1970 au lendemain de la mort de Janis Joplin.

Sans tomber dans la facilité d’un discours féministe, Patti Smith va établir un pont entre le folk-blues de Bob Dylan et la violence teintée de littérature du velvet underground, annonciatrice de la vague punk qui va bientôt arriver. Des artistes tels que Michael Stipe, Morrissey mais aussi Chan Marshall (de Cat Power) la tiennent pour une référence absolue."

source : http://www.music-story.net/


(voir aussi l'archipel rouge.)


Listen my children and you shall hear
The sound of your own steps
The sound of your hereafter
Memory awaits and turns to greet you
Draping its banner across your wrists
Wake up arms
Delicate feet
For as one to march the streets

Each alone, each part of another
Your steps shall ring
Shall raise the cloud
And they that will hear will hear
Will hear voice of the one
And the one and the one
As it has never been uttered before

(...)

 

No unknown.
No insignificant one
Nor insignificant labor
Nor insignificant act of charity

Each has a story to be told and retold
Which shall be a glowing thread
In the fabric of Man

And the children shall march
And bring the colors forward
Investing within them

The redeeming blood
Of their revolutionary hearts.

 


Across The Universe

           

 

Words are flying out like endless rain into a paper cup,           

They slither while, they pass, they slip away across the universe          

Pools of sorrow, waves of joy are drifting through my open mind,

            Possessing and carresing me.  

 

À TRAVERS L’UNIVERS

 

 

Les mots volent comme une pluie sans fin dans un verre de papier

Ils glissent lorsqu'ils passent, ils disparaissent à travers l'univers

            Des bassins de regrets, des vagues de joie flottent au travers de mon esprit ouvert

            Me possédant et me caressant

The Beatles


Jeudi 26 juillet > 20h Opéra Comédie

Ensemble B for Bang

Nicola Tescari, claviers
Luca Tilli , violoncelle
Massimo Pupillo, basse
Marque Gilmore, percussion
David Chalmin, guitare
Katia Labèque, piano

Special guests :
Katell Keineg, vocal
Nadeah, vocal

Arrangements Nicola Tescari, Giovanni Sollima, David Chalmin

Fabio Massimo Iaquone, video
Luca Attili, assistant à la video
Ermina Palmieri, scénographe


For the benefit of Mister Kite
*One more song
Norvegian woods
Blackbird
Taxman
Happiness is a warm gun
**Notes to the future dit par Patti Smith
Come together
Lucy in the sky with diamonds
Golden slumbers
Dear prudence
Julia
I am the walrus
Helter skelter
I want you
***While my guitar gently weep

Chansons de John Lennon/Paul McCartney sauf
*Nicola Tescari
** David Chalmin
***George Harrison

Avec l'aide de FDI Groupe-Crédit Immobilier de France Sud et avec le soutien de la Sacem

Diffusion le 2 septembre à 15h00 France Musique (à Montpellier fréquence 96,4 MHz)

La réinterprétation de l’univers et des chansons des Beatles, mélangeant instrumentation classique et pop, avec une performance visuelle. Cette création est une pièce maîtresse de la démarche de la Fondation Katia et Marielle Labèque pour ouvrir la musique classique à un nouveau public.

par Sidérale publié dans : Agenda culturel
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Jeudi 19 juillet 2007

MOURON

Le coeur gros comme un tango

Paroles : Mouron et J.Claude Goldschmit.
Musique : Romain Didier.
1997

Ce soir j'ai l'coeur gros comme un tango
Qui pleure, pleure sur un vieux phono
Je traîne, traîne comme une fin d'bal
Qui danse, danse tourne mal
Ce soir j'ai l'coeur gros comme un bando
Qui tangue, tangue sur un vieux radeau
La terre tourne au bras des salauds
Le monde rêve de mourir idiot

Ce soir y'a le parfum de guerre
De l'homme qui se désespère
Du vent qui engendre du vent
Et ça se vend assurément
Ce soir le temps cherche un tourment
Comme la tourmente un amant
Ce soir Paris est Buenos Aires
Et mon amour part aux enfers

Ce soir j'ai l'coeur gros comme un tango
Qui pleure, pleure sur un vieux phono
Je traîne, traîne comme une fin d'bal
Qui danse, danse tourne mal
Ce soir j'ai l'coeur gros comme un bando
Qui tangue, tangue sur un vieux radeau
La terre tourne au bras des salauds
Le monde rêve de mourir idiot

Ce soir les longs couteaux s'ennuient
Le glaive attend la peau des p'tits
Cancer fait la cour à nos corps
Sida fait l'amour à la mort
Ce soir je vois ces suppliciés
Aux plaies qui ne saignent jamais
Ce soir Paris est Tour de Pise
Et mon amour fait sa valise

Ce soir j'ai l'coeur gros comme un tango
Qui pleure, pleure sur un vieux phono
Je traîne, traîne comme une fin d'bal
Qui danse, danse tourne mal
Ce soir j'ai l'coeur gros comme un bando
Qui tangue, tangue sur un vieux radeau
La terre tourne au bras des salauds
Le monde rêve de mourir idiot

Y'a plus que de la nostalgie
De la nécro photocopie
Du fer qu'on croise éternellement
Et tout l' monde ment assurément
Je repeins ma vie dans la nuit
Et la nuit se prend pour ma vie
Ce soir Paris ne me plaît plus

Et mon amour ne m'aime plus

 son site :http://www.mouron.net/

Mouron et Terry Truck
seront au Festival d'Avignon du 6 au 28 juillet 2007 à 21h20

dans le nouveau spectacle : Le Café des Annés Lumières

Théâtre Le Petit Louvre

23, rue Saint Agricol 84000 Avignon

Réservations : 04 90 86 04 24


A savoir

Il en a fait du chemin le petit clown facétieux et mélancolique du Big Bazar de Michel Fugain... Mouron, chanteuse à la voix unique, revient à Avignon pour la création de son nouveau spectacle : Le Café des Années Lumière". D'ailleurs la presse en parle si bien :
 
Une des-rares-grandes d’âme dont notre chanson puisse s’enorgueillir.
CHORUS–Daniel Pantchenko


Absolut Mouron. Chaque fois qu'elle chantera, il pleuvra des roses rouges.
SÜDDEUTSCHE ZEITUNG
 
Un cœur gros comme le Taj Mahal.
L'ÉVÉNEMENT DU JEUDI–Patrice Delbourg

Mouron chante comme elle respire. Et comme elle respire ! Peu de chanteurs savent transformer cette nécessité en expression.
LIBÉRATION–Hélène Hazera



Dès que Mouron apparaît, clown triste aux yeux chauds, dès que son chant pur et puissant nous saisit, on sait qu'on n'oubliera plus cette singulière soirée. 
TELERAMA–Anne-Marie Paquotte

On n'échappe pas à son tempérament. 
LE NOUVEL OBSERVATEUR-Franc Tenaille

Cette petite bonne femme haute comme trois pommes se transforme sur scène en une véritable bombe, habitant les grands espaces et les grands silences d’une présence et d’une puissance vocales remarquables.
TÉLÉRAMA–VALÉRIE LEHOUX
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Jeudi 19 juillet 2007

M.M.B. Galerie

20 rue de la Balance 84000 Avignon
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1 salle / 25 places
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Téléphone réservation
06 87 45 68 19 
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Propriétaire-gérante
Marie-Marguerite Buhler
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Située dans le quartier de la Balance, entre la Place de l'Horloge et le Palais des Papes, la Galerie expose, tout au long de l'année, les oeuvres d'artistes contemporains.

 Pendant le Festival 2007, elle accueille "J'AI VU UN TABLEAU ROUGE ET C'ETAIT MOI", une création théâtrale autour du peintre Nicolas de Staël, à partir d'un matériau d'archives récentes : le livre d'or de la Rétrospective De Staël à Paris, en 2003.

du 6 au 28 juillet - durée 1h -


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Lundi 9 juillet 2007


Jeudi 12 juillet > 20h Opéra Berlioz / Le Corum

Drame lyrique en un prologue, 2 actes et un épilogue (1902)
Livret de Luigi Illica

 

Choeur et Orchestre du Deutsche Oper Berlin

Renato Palumbo, direction

Ulrich Paetzholdt, chef de chœur

Diffusion le 4 août à 20h00 sur France Musique (à Montpellier fréquence 96,4 MHz)

Avec un titre pareil, on imagine un ouvrage à la gloire de la nation allemande…


Eh bien non, car avec Alberto Franchetti (1860-1942), qui vit la création de son ouvrage à la Scala de Milan en 1902, il s’agit avant tout d’exalter à travers l’Histoire, les sentiments nobles, la lutte politique, l’amitié, l’amour… et bien sûr la fidélité à son pays, d’autant plus que l’oppresseur est ici… Napoléon !

Basé sur un mélodrame écrit par Luigi Illica, plus connu comme librettiste de Puccini, Germania, en un prologue, deux actes et un épilogue, se situe dans une veine post-romantique avec ses accents véristes, tout comme son Christophe Colomb, remis au goût du jour par le Festival de Radio France et Montpellier et le Metropolitan Opera de New York, en 1992, à l’occasion du 500e anniversaire de la découverte de l’Amérique. Ce « grand opéra » n’avait pas été repris en Allemagne depuis sa création ; grâce au Deutsche Oper, les Berlinois ont pu le redécouvrir au début de l’année. C’est cette même production que le Festival de Radio France et Montpellier, fidèle à sa tradition d’ouvrages méconnus, est fier de présenter dans son opulence vocale et orchestrale. 

Franck Mallet

Version concert - création en France
Production du Deutsche Oper Berlin

Guillaume Antoine, baryton : Giovanni Filippo Palm
Carlo Ventre, ténor : Federico Loewe
Silvio Zanon, baryton : Carlo Worms
Markus Brück, baryton : Crisogogno
Manuela Uhl, soprano : Ricke
Sarah van der Kemp, mezzo-soprano : Jane
Ceri Williams, mezzo-soprano : Lene Armuth
Jacquelyn Wagner, soprano : Jebbel
Ditte Andersen, soprano : Der Junge
Ante Jerkunica, basse : Il Pastore protestante Stapps
Ceri Williams, mezzo-soprano : Hedvige
Hyung-Wook Lee, basse : Il Capo della polizia tedesca
Ceri Williams, mezzo-soprano : Una donna

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Lundi 9 juillet 2007
Nous avons le plaisir de vous convier à une présentation d 'ex.e.r.ce , suite à l'atelier d' Eszter Salamon :

jeudi 12 juillet . ccn
19h . studio bagouet
entrée libre


www.mathildemonnier.com
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Lundi 25 juin 2007

La Valse des Fleurs

Chorégraphie : Dominique Bagouet

Lundi 25 juillet à Montpellier à 18h, du parvis de l'Opéra Comédie au Corum

 Durant tout le festival dont la programmation cette année rend  hommage à Dominique Bagouet, la valse des fleurs tournoiera de village en village.

PROGRAMMATION Montpellier danse.07

En 1983, Dominique Bagouet et ses danseurs s’engagent dans une étrange expérience, un défilé-danse pour le Festival International Montpellier Danse. Lâchés du Théâtre Municipal comme d’une grande boîte de bonbons, une suite de figures romantiques s’avancent à la suite les unes des autres, encombrées de crinolines hypertrophiées aux tons pastels.
Filles et garçons partagent les mêmes costumes, les mêmes perruques-bandeaux, les mêmes maquillages blancs. Si l’apparat est kitchissime, l’interprétation est d’une parfaite limpidité. Aucune outrance, pas la moindre parodie. Ils jonchent leur chemin de pétales de roses, traversant dans l’extrême lenteur les espaces publics de l’esplanade jusqu’au Monument aux morts, totalement exposés par la forme détaillée, processionnelle du défilé, en même temps que protégés par l’authenticité de leur présence – une sorte de transparence. Un événement met en perspective cette solennité romantique : Catherine Legrand, s’extirpe de sa robe de poupée pour un solo contemporain : cette “mue rouge“ dit mieux que tout exposé historique la révolution des formes, la distance d’une écriture libre face aux conventions des postures.
Reste que tout est “aimé“ avec plaisir et légèreté dans cet “event“ : l’histoire et le présent des formes, le libre et le contraint, l’attitude et le mouvement. Soi et l’autre en soi. Ne comptons pas sur Dominique Bagouet pour jouer l’un contre l’autre. Cette installation en mouvement n’a, à ma connaissance, pas d’égal : l’immédiate crédibilité des interprètes, leur simplicité, leur engagement dans ce qui n’était ni un rituel, ni une démonstration, mais peut-être un transfert d’identité dans le temps, demeure un acte fort. Et souvenons-nous qu’en 1983, le chorégraphe ne savait rien du sida mais bien quelque chose de ses identités secrètes (la geisha de Toboggan, la veuve baroque de F. et Stein). On peut être tenté de lire, a posteriori, un rituel de protection dans l’indistinction des hommes et des femmes derrière le masque. Mais cet acte dansé est avant tout une performance étonnante, troublante, infiniment touchante qui inscrit dans la ville et dans la norme sociale une différence poétique, une beauté nécessaire.
Et un enjeu. Car Sylvie Giron transmet cette chose rare aux plus âgés des élèves du Conservatoire national de région de Montpellier. Quatre ou six d’entre eux danseront à tour de rôle, avec leurs singularités, le solo contemporain. Une des deux actions montpelliéraines sera remontée à l’identique, dans les mêmes lieux et sept autres s’adapteront aux villes de l’Agglomération. Durant tout le festival, donc, de jeunes danseurs chercheront l’état naturel d’une transgression : comment être, le plus simplement du monde, ailleurs, et dans l’altérité ? Peut-on incarner sans jouer ? Et qu’est-ce que la représentation ?

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Samedi 23 juin 2007
Israel Galván
Compañia Israel Galván
Arena

Chorégraphie : Israel Galván


C’est le pied nu que Israel Galván, la révélation flamenca de ces dernières années, commence sa pièce Arena, et le pouce levé, le corps de profil comme Nijinsky. Pour un spectacle traversé par l’idée de la tauromachie depuis l’immobilité légendaire du torero Belmonte, jusqu’aux airs des fanfares qui déboulent sur la scène, sans que la danse ne cherche jamais à illustrer le rituel du combat à mort entre l’homme et le taureau. Arena, c’est avant tout la révolution dans l’art de la danse flamenca, qui sort enfin des histoires tradition/modernité.
Israel Galván, danseur génial au vrai sens du terme, entouré des plus grands musiciens et chanteurs du genre, sait arrêter son geste, se figer dans des postures pour laisser courir la musique. Mais il sait aussi inventer des fulgurances, des gestes non encore répertoriés ; les bras s’envolent comme ceux d’une femme pour terminer leur course dans un geste de dégaine de revolver, le bassin s’arrondit dans un jeu de hanches qui doit sûrement évoquer la danse gitane de sa mère, alors le reste du corps se durcit comme pour honorer les mots d’ordre de son père, directeur d’école de danse à Séville : "Le flamenco, La force !". Si Israel Galván se permet d’être tout et son contraire sur scène, et d’inventer un flamenco d’exception, c’est parce que techniquement, il est au sommet et qu’il maîtrise parfaitement tous les codes de la culture flamenca. De fait, la comparaison avec un autre monstre de la chorégraphie s’impose : Galván travaille le flamenco comme Forsythe a pu hystériser la danse classique.

"Israel Galvan traite la danse flamenca avec une insolence d'amour. Il brise le geste, fait des mouvements d'oiseaux, s'en va en marchant. Parfois, il vole. Ses mains battent dans son dos. Il brise un instant son élan en arrêt si fugace sur l'image exactement comme le font les grands burlesques (Chaplin, Cantinflas). Israel Galvan s'offre le luxe de l'ironie. Son corps même n'est pas flamenco : il le devient. Mais surtout, c'est dans le rapport à l'histoire de son histoire qu'il explose.
Danseur pour danseurs, Galvan est le plus grand des danseurs actuels. Le plus grand ? Pas au sens où il aurait dépassé les plus grands danseurs du passé et d'aujourd'hui, mais au sens où il les donne à voir, un par un, une par une, sans s'attader, en images aussi lestes, aussi achevées, aussi vite disparues qu'aperçues, gravées à jamais."
Francis Marmande, Le Monde, jeudi 10 mai 2007


Représentations les 4 et 5 juillet à 20h30

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Mardi 5 juin 2007
Aujourd'hui faire un choix...

Expo des beaux arts de Nîmes
Le vernissage est ce soir à 19 H, mardi 5 juin à la Maison du tourisme  rue Cité Foulc à Nimes sur la gauche en descendant des arênes vers le musée des beaux-arts.

Dernière Pochette surprise à 19H au Théâtre du Hangar à Montpellier, entrée libre, apporter quelque chose de comestible à partager

Val et Chantal seront à la salle Pétrarque pour une Danse/Textuelle à 21h45 dans le cadre des soirées proposées par la LGP.

Et Edith Azam participera à une lecture à Paris dans le cadre du 25° marché de la poésie

Périphérie V - Du son et du sens
Maison de l’Aquitaine Mardi 5 juin 18:30-22:00



Périphérie V - Du son et du sens


Christophe Manon, Édith Azam, Franck Doyen, Fabrice Caravaca, Sylvie Nève et Jean-Pierre Bobillot en duo, Anita J. Laulla, Bernard Collignon lira F. Mayröcker.

En avant-goût, à 18h30, cocktail du terroir

organisée avec la Maison de l’Aquitaine et les éditions L’Atelier de l’Agneau

Maison de l’Aquitaine

21 rue des Pyramides 75001 Paris

M° Pyramides (7) (14)

Entrée libre

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Ose




Red Archipel Radio

http://www.lastfm.fr/user/RedArchipel/





  Je n'ai jamais réussi à définir le féminisme. Tout ce que je sais, c'est que les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus de me confondre avec un paillasson.

            Rebecca West

 


La traversée des apparences

"Faire du chemin...c'est d'abord une expérience physique.
Parfois, c'est aussi une expérience spirituelle...
c'est découvrir des paysages emblématiques :
des territoires sans rupture entre réel et imaginaire qui nous changent la vie.

Nos vies ne sont plus les mêmes depuis que nous sommes à Corvo, l'île de nos terres de danse."


«[...] nos livres tous les jours nous voient dans notre nudité intérieure.»

Olivier Bruley

 

 

La conscience est bien plus que l'écharde, elle est le poignard dans la chair.

E. CIORAN

 


 

En cette vie, où je suis mon sommeil,
Je ne suis pas mon sommet,
Qui je suis est qui je m'ignore et vit
A travers cette brume que vraiment je suis,
Toutes les vies que j'ai eues autrefois,
Dans une seule vie.
Je suis mer ; clapotis faible, rugissement vers les hauteurs,
Mais ma couleur provient de mon ciel élevé,
Et je ne me rencontre que lorsque de moi je fuis.

Qui donc guidait mes pas de jeune infant sinon
L'âme véritable qui se trouvait en moi ?
Attachée par les bras du corps,
Elle ne pouvait être plus.
Mais, sans nul doute, un geste, un regard, un oubli
Aussi, aux yeux de qui aurait bien regardé
La Présence Réelle sous le déguisement
De mon âme présente ici sans y prétendre.

Fernando Pessoa, poèmes ésotériques,

Christian Bourgois 1988, p. 39.

Fernando Pessoa dans Poezibao :
Fiche bio-bibliographique, extrait 1, extrait 2,





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