Léon Blum « Pour être socialiste » ; 1919
Et où donc les riches pourraient-ils prendre le pognon ailleurs que dans ta poche ?
mercredi 13 juin 2007, par Oliv
source : http://groupenadatoulon.lautre.net/
Et voilà que le numéro un de la chaussure de sécurité vient de supprimer deux cent quatre vingt cinq emplois dans le Gard pour délocaliser en Tunisie. Qu’importe d’éventuellement détruire socialement et humainement la vie de quelques salariés ici, d’en exploiter jusqu’au trognon là-bas, hein, puisque ça rapporte du pognon ? Et voilà, une énième fois, la preuve que la seule obsession du patronat, c’est : l’argent, toujours plus d’argent. Encore plus d’argent. À en crever (devinez qui « crève », toujours les mêmes). Et où voulez vous qu’ils le prennent ailleurs que dans nos poches ? Les réductions de « charges » et les sucreries fiscales ne doivent pas leur suffire.
Tenez, selon le dernier Canard enchaîné (du 13/6), qui cite Le Figaro, le bouclier fiscal (pour riches) de 50 % bénéficiera à 245 000 foyers. Il n’y a que ces gavés de thune qui comptent pour la Sarkozie en yacht. Et la petite dernière, hein, elle n’est pas bonne ? payer avec une TVA « sociale » (donc tout le monde) les réductions de « charges » ? On arrose les nantis avec « le bon blé du populo » dirait Émile Pouget. La voilà, la vraie délinquance ! Puisqu’ils ont un bouclier fiscal, à nous de forger l’épée qui brisera la bourgeoisie !
Les crasses anti-sociales tombent à la pelle ! Un vrai cataclysme, comme les médicaments déremboursés, et ce coup de matraque annoncé contre la santé publique : le forfait santé. T’es malade, hé ben, tu peux t’asseoir désormais sur les remboursements de tes premières dépenses santé. Tu paiera 100 %, ben oui, fallait bien qu’ils le prennent quelque part, l’argent. Elle est où cette fichue épée ?
Les emplois, les patrons n’en ont rien à cirer. Mieux, ils n’hésitent jamais à les détruire quand ça leur rapporte. Mets-toi bien ça en tête, salarié, ton patron t’a toujours sur la sellette. Le doigt prêt à appuyer sur le bouton eject dès qu’une poignée d’euros l’exige. Ils n’attendent plus que la généralisation du CNE (le futur contrat de travail unique mènera vers ça). Patience, ça vient.
Quoi ? Y’a pas d’épée ? Hé ben, on leur tordra le cou alors.
Usine Kronenbourg, à Obernai, en Alsace. Quatre-vingt-dix pour cent des salariés en grève. Pour quelle raison ? Une histoire d’heures sup’, et les heures sup’, on en parle beaucoup dans cette France omnisarkozienne. L’arnaque du « travailler plus pour gagner plus ». Énième excuse à gaver le patronat d’aides publiques (et oui, heures sup... défiscalisées). Travailler plus, pour le salarié ! Et gagner plus, pour le patron ! Jusque-là, un « usage brassicole » (selon Libération) donnait aux salariés la possibilité de refuser les heures sup, hé ben, finit ! Kronenbourg veut aujourd’hui les imposer. Recul social exigé – que dis-je ? ordonné ! – par le patronat. Ils ne va pas s’arrêter tout seul ! Surtout qu’il a un « beau » gouvernement tout neuf pour l’aider à nous arnaquer encore et toujours plus. Malin, le gouvernement, à réprimer les immigrés en parallèle à l’éradication totale en marche des avancées sociales de ces deux cent dernières années. Il flatte dans le sens du poil l’électorat raciste – une des clés de l’élection de l’actuel président – pour lui faire oublier qu’il est avant tout exploité. Il faut bien éviter qu’il réalise qu’il partage en réalité beaucoup d’intérêts communs avec les travailleurs immigrés et leurs familles. Le racisme et les faux clivages nationaux, religieux et communautaires font le bonheur des exploiteurs. Bas les barrières !
Le ministre de la haine nationale pardon de « l’identité nationale », Monsieur Brice Hortefeux, concocte la loi annuelle anti-immigrés. Sa cible : le regroupement familial.
Le raciste qui vote Sarkozy vivra-t-il mieux si on rend plus improbable le regroupement de familles éclatées ? Les proches devront apprendre le français et « les institutions de la République » pour prétendre rejoindre un parent. Tiens, on devrait demander pareil aux beaufs lepénosarkozystes, histoire de voir si beaucoup échouent à l’examen « institutionnel » ! Que faire d’eux ? Où les expulser ? Aucun pays ne mérite des ordures pareilles. Encore des déchets à ne savoir qu’en faire, comme le nucléaire.
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