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Ancrage : Point d'ancrage, lieu (abstrait) de fixation














L'amour, dans l'anxiété douloureuse comme
dans le désir heureux, est l'exigence d'un tout.
Il ne naît, il ne subsiste que si une partie reste
à conquérir.
On n'aime que ce qu'on ne possède pas
tout entier.
Marcel Proust

Man Ray - Hand on lips

" Je vous vois et vous me voyez,
J'ai une certaine conception de vous et vous de moi.
Je vois votre comportement et vous le mien.
Mais je ne vois pas, je n'ai jamais vu et ne verrai jamais votre expérience de moi ;
Pas plus que vous ne pouvez voir mon expérience de vous.
Je ne peux pas faire l'expéreince de votre expérience, ni le contraire.
Nous sommes l'un(e) et l'autre des hommes/des femmes invisibles.
Tous les hommes sont invisibles les uns des autres."
 France Culture - Voyages en psychiatrie - Août 2006
Mercredi 11 juillet 2007

Et où donc les riches pourraient-ils prendre le pognon ailleurs que dans ta poche ?

mercredi 13 juin 2007, par Oliv

source : http://groupenadatoulon.lautre.net/


Et voilà que le numéro un de la chaussure de sécurité vient de supprimer deux cent quatre vingt cinq emplois dans le Gard pour délocaliser en Tunisie. Qu’importe d’éventuellement détruire socialement et humainement la vie de quelques salariés ici, d’en exploiter jusqu’au trognon là-bas, hein, puisque ça rapporte du pognon ? Et voilà, une énième fois, la preuve que la seule obsession du patronat, c’est : l’argent, toujours plus d’argent. Encore plus d’argent. À en crever (devinez qui « crève », toujours les mêmes). Et où voulez vous qu’ils le prennent ailleurs que dans nos poches ? Les réductions de « charges » et les sucreries fiscales ne doivent pas leur suffire.

Tenez, selon le dernier Canard enchaîné (du 13/6), qui cite Le Figaro, le bouclier fiscal (pour riches) de 50 % bénéficiera à 245 000 foyers. Il n’y a que ces gavés de thune qui comptent pour la Sarkozie en yacht. Et la petite dernière, hein, elle n’est pas bonne ? payer avec une TVA « sociale » (donc tout le monde) les réductions de « charges » ? On arrose les nantis avec « le bon blé du populo » dirait Émile Pouget. La voilà, la vraie délinquance ! Puisqu’ils ont un bouclier fiscal, à nous de forger l’épée qui brisera la bourgeoisie !

Les crasses anti-sociales tombent à la pelle ! Un vrai cataclysme, comme les médicaments déremboursés, et ce coup de matraque annoncé contre la santé publique : le forfait santé. T’es malade, hé ben, tu peux t’asseoir désormais sur les remboursements de tes premières dépenses santé. Tu paiera 100 %, ben oui, fallait bien qu’ils le prennent quelque part, l’argent. Elle est où cette fichue épée ?

Les emplois, les patrons n’en ont rien à cirer. Mieux, ils n’hésitent jamais à les détruire quand ça leur rapporte. Mets-toi bien ça en tête, salarié, ton patron t’a toujours sur la sellette. Le doigt prêt à appuyer sur le bouton eject dès qu’une poignée d’euros l’exige. Ils n’attendent plus que la généralisation du CNE (le futur contrat de travail unique mènera vers ça). Patience, ça vient.

Quoi ? Y’a pas d’épée ? Hé ben, on leur tordra le cou alors.

Usine Kronenbourg, à Obernai, en Alsace. Quatre-vingt-dix pour cent des salariés en grève. Pour quelle raison ? Une histoire d’heures sup’, et les heures sup’, on en parle beaucoup dans cette France omnisarkozienne. L’arnaque du « travailler plus pour gagner plus ». Énième excuse à gaver le patronat d’aides publiques (et oui, heures sup... défiscalisées). Travailler plus, pour le salarié ! Et gagner plus, pour le patron ! Jusque-là, un « usage brassicole » (selon Libération) donnait aux salariés la possibilité de refuser les heures sup, hé ben, finit ! Kronenbourg veut aujourd’hui les imposer. Recul social exigé – que dis-je ? ordonné ! – par le patronat. Ils ne va pas s’arrêter tout seul ! Surtout qu’il a un « beau » gouvernement tout neuf pour l’aider à nous arnaquer encore et toujours plus. Malin, le gouvernement, à réprimer les immigrés en parallèle à l’éradication totale en marche des avancées sociales de ces deux cent dernières années. Il flatte dans le sens du poil l’électorat raciste – une des clés de l’élection de l’actuel président – pour lui faire oublier qu’il est avant tout exploité. Il faut bien éviter qu’il réalise qu’il partage en réalité beaucoup d’intérêts communs avec les travailleurs immigrés et leurs familles. Le racisme et les faux clivages nationaux, religieux et communautaires font le bonheur des exploiteurs. Bas les barrières !

Le ministre de la haine nationale pardon de « l’identité nationale », Monsieur Brice Hortefeux, concocte la loi annuelle anti-immigrés. Sa cible : le regroupement familial.

Le raciste qui vote Sarkozy vivra-t-il mieux si on rend plus improbable le regroupement de familles éclatées ? Les proches devront apprendre le français et « les institutions de la République » pour prétendre rejoindre un parent. Tiens, on devrait demander pareil aux beaufs lepénosarkozystes, histoire de voir si beaucoup échouent à l’examen « institutionnel » ! Que faire d’eux ? Où les expulser ? Aucun pays ne mérite des ordures pareilles. Encore des déchets à ne savoir qu’en faire, comme le nucléaire.

par Sidérale publié dans : Désirs d'avenir : Continuons!
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Lundi 2 juillet 2007

« Il n’y a aucune évidence d’un lien entre la consommation de sucre et le diabète. » a déclaré le responsable de l’Association américaine des diabétiques.  Un tel revirement, contraire à toutes les données scientifiques, serait-elle lié au fait que son association venait de recevoir une très généreuse donation d’un fabricant de boissons gazeuses sucrées ?

Ne faisons pas de mauvais esprit car il aurait aussi pu toucher des subventions d’un fabricant de jus d’orange : en moyenne, les jus de fruits « sans sucre ajouté » contiennent l’équivalent de 17 morceaux de sucre par litre (avec des pointes pour le jus de raisin ou de pommes) !

Mais soyons sérieux deux minutes car le sucre fait des ravages ! « Une étude menée à l’université de Loma Linda, aux Etats-Unis, a montré que la capacité de défense de nos globules blancs était inversement proportionnelle à la quantité de sucre blanc ingéré. Une piste qui pourrait expliquer les affections à répétition (ORL en particulier) dont souffrent les enfants avides de sucreries. » note par exemple le magazine Psychologies.

lire la suite sur le site du Mendiant
par Sidérale publié dans : Désirs d'avenir : Continuons!
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Vendredi 29 juin 2007
Sarkozy ou le syndrome de l'hypertrophie présidentielle!

Sarkozy comparé à 24 heures chrono

et François Hollande se demande si il existe des ministres au gouvernement!
Nous aussi!
Gouverner c'est peut-être aussi savoir déléguer...
Apparemment, lui il ne sait pas!
N'aurait-il confiance en personne?...
Sachant trop bien ce que trahison veut dire!
Entouré d'hommes corrompus par la soif du pouvoir!
& de femmes devrais-je ajouter...comme l'ex-présidente de l'association "ni putes, ni soumises"...ah, lala...quel monde!
par Sidérale publié dans : Désirs d'avenir : Continuons!
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Jeudi 28 juin 2007

 

sarko-sérail

 Quand David Martinon, porte parole de l'Elysée depuis mai 2007, dit de Nicolas Sarkozy : « c’est une drogue dure avec accoutumance immédiate »...voilà le diagnostic est enfin posé : tous drogués!

Il est de notre devoir de les envoyer en cure de désintoxication pour la santé de notre démocratie donc!!!

Lire ces articles

Citoyen Cherche Ministre

Sarkozy, ministre des finances

& regarder

La vraie photo du gouvernement Fillon 2

en ligne sur L'Archipel rouge

http://www.archipelrouge.fr/spip.php?article364

Proches de Sarko

source :http://sarkofrance.blogspot.com/
par Sidérale publié dans : Désirs d'avenir : Continuons!
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Mardi 26 juin 2007
« Raisons d’agir »
(merci à Pierre Bourdieu)
source :Cassandre  http://horschamp.org/





Paris, le 1er juin 2007



Un groupe de réflexion et de vigilance pour l’art et la culture se constitue aujourd’hui afin que les valeurs qui fondent notre service public de la culture puissent être défendues et ce dernier réaffirmé dans son principe, renforcé et actualisé dans sa pratique.
Ce groupe se rassemble autour d’un texte de base proposé par Cassandre/Horschamp.



POUR L’ART ET LA CULTURE


Nous sommes les héritiers de luttes et d’utopies magnifiques, du grand mouvement de l’Éducation populaire, les enfants ou les petits-enfants des pionniers de la décentralisation théâtrale française de l’immédiat après-guerre. Et nous l’affirmons encore comme nous l’avons longtemps répété : face à une Europe soumise aux impératifs délétères de la rentabilité, face à une offensive sans précédent de l’ultralibéralisme, le service public de la culture français doit être actualisé, consolidé, défendu, et porté comme un exemple pour les autres !
Nous avons fait face, ces dernières années, à une déferlante du divertissement marchand et du populisme télévisuel, parallèlement à un affaiblissement des missions de service public de la Culture. Nous avons dénoncé le risque d’une instrumentalisation de l’art au profit d’une logique de rentabilité, en termes médiatiques et touristiques, au détriment d’un « partage du sensible » par l’ensemble de la population. Nous nous sommes insurgés contre une dérive gestionnaire tendant au formatage des projets et des initiatives inclassables. Nous nous sommes inquiétés du rôle croissant que l’on veut faire tenir à l’argent privé dans la culture.
Ces dérives, qui n’épargnent pas des institutions publiques, mettent en danger le sens même d’une politique culturelle.
Dès novembre 2006, nous avons lancé un APPEL AUX CANDIDATS À L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE pour qu’ils considèrent avec sérieux la place de l’art et de la culture dans leurs programmes. Peut-être cela n’a-t-il pas été tout à fait inutile, mais l’état actuel des consciences est tel que nous n’avons pas réussi à provoquer l’écho et les réactions que nous estimions indispensables sur cette question vitale pour l’avenir de notre civilisation.
Si les « politiques » français ne veulent ou ne savent pas s’emparer sérieusement de cette question fondamentale pour s’opposer au formatage annoncé des « cerveaux disponibles », la responsabilité nous incombe de résister à la fatalité historique en les rappelant à leur devoir.
Nous n’avons pas le droit de renoncer, de nous contenter de protéger des intérêts égoïstes, corporatistes ou lobbyistes. Dans un contexte européen teinté de néolibéralisme, des dispositifs extrêmement précieux, construits dans notre pays aux prix de nombreux combats depuis l’immédiat après-guerre, sont aujourd’hui en péril.
Les bonnes intentions ne suffiront pas : il nous faut impérativement faire aujourd’hui exister un outil de défense et de proposition pour le service public de la culture français.
Nous proposons aux artistes de toutes disciplines, aux acteurs culturels, aux citoyens, de s’allier pour défendre ces fondamentaux de notre civilisation que sont l’art et la culture et rappeler qu’ils ne peuvent exister et se développer hors des impératifs de rentabilité, que s’ils sont portés par un puissant service public de la culture.

par Sidérale publié dans : Désirs d'avenir : Continuons!
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Dimanche 17 juin 2007
Les députés UMP si loin du peuple

par Jacqueline Sellem

Législatives .

Si le second tour confirmait le premier, la diversité de la société ne serait pas représentée. Profil sociologique des 109 députés de droite élus le 10 juin.

Douze chefs d’entreprise flanqués d’un groupe compact répertorié dans la rubrique statistique intitulée « Cadres et professions intellectuelles supérieures » et comprenant, entre autres, neuf médecins, deux dentistes, trois pharmaciens, deux vétérinaires, treize hauts fonctionnaires, sept avocats, six enseignants, cinq consultants et experts, cinq journalistes. Et puis, à l’autre extrémité de l’échelle sociale, un préparateur en pharmacie, un technicien en lunetterie. Et zéro ouvrier. Voilà le profil socioprofessionnel des 109 députés de la majorité présidentielle, comprenant 98 UMP, 1 divers droite, 7 Nouveau Centre (UDF alliés à l’UMP) et 2 MPF (villiéristes), élus au premier tour des élections législatives (voir tableau ci-contre). À gauche, un député socialiste seulement a été élu dès le 10 juin.


DERRIèRE LA FAÇADE

Parité, jeunesse, diversité, ouverture... Nicolas Sarkozy prétend moderniser la vie politique et a voulu frapper les esprits en annonçant la composition de son gouvernement. De joggings en rencontres tous azimuts et en déclarations de rupture avec l’ère Chirac, il n’a pas mégoté pour communiquer sur le sujet. Mais l’affichage gouvernemental rappelle étrangement le « Il faut que tout change pour que rien ne change » du comte de Lampedusa dans le Guépard.

Derrière la façade, le parti que le président de la République a modelé à sa main, l’UMP, a choisi une fois encore pour ces élections législatives les pénalités financières (4,3 millions d’euros en 2005) plutôt que la mise en oeuvre de la parité. Alors que le PS et le PCF ont investi respectivement 43,6 % et 46,5 % de candidates, à l’UMP, au premier tour, à peine plus du quart des candidats (26,5 %) sont des candidates. Résultat : seulement douze femmes parmi les députés de droite déjà élus. 12 %, on est bien loin de la parité.

Quant aux candidats que l’on dit « de la diversité », ils sont quasiment absents des tablettes de l’UMP. Lorsque le PCF et les Verts en présentent une cinquantaine, le PS une vingtaine, ils ne seraient, selon le recensement du journal le Monde, qu’« une petite dizaine » dans les rangs du parti du président. Sans surprise donc, aucun ne figure parmi les 109 élus du premier tour. Seul rescapé en lice pour le deuxième tour sous les couleurs de l’UMP : Salem Kacet, un radiologue de Roubaix.

Pour ce qui est de l’âge, le gros contingent des élus de droite du premier tour dessine une quasi-pyramide. Mais qui reposerait sur sa pointe : 4 députés ont moins de 30 ans, 26 moins de 50 ans, et 79 plus de 50 ans dont 12 plus de 65 ans. Normal, répliquera-t-on peut-être, beaucoup sont des députés sortants. Mais pas moins de 87 % des députés de l’UMP se représentaient : 317 sur 364. Au final, leur apport au rajeunissement et au renouvellement de l’Assemblée nationale risque donc de contredire sérieusement toutes les grandes déclarations présidentielles.


de génération en génération

On peut prévoir qu’à l’issue du deuxième tour de l’élection législative, le profil de l’Assemblée nationale s’infléchisse légèrement dans le sens d’un rééquilibrage, d’autant plus qu’arriveraient davantage de députés communistes et socialistes. Mais il apparaît que toutes les distorsions dans la représentation seront aussi marquantes que dans l’Assemblée précédente (1). D’ores et déjà, plus de 90 % des députés élus le 10 juin appartiennent au même pôle de la société. Ceux qui dominent dans la vie économique et intellectuelle s’imposent aussi dans la vie politique et accaparent ainsi le pouvoir. Parfois de génération en génération. Jeudi matin, France Inter proposait un reportage sur l’inscription à l’Assemblée nationale d’un élu du premier tour. Choix de la photographie officielle, découverte de la sacoche du député, visite de l’hémicycle : émotion, parfum de rentrée des classes pour celui qui est présenté comme un petit nouveau. Charles Leclerc de La Verpillière, 53 ans, député UMP de la deuxième circonscription de l’Ain, maître des requêtes au Conseil d’État jusqu’en 1996, conseiller général et, depuis 2004, président du conseil général de l’Ain. Fils de Guy Leclerc de La Verpillière, député de 1967 à 1980 puis sénateur. Descendant de toute une lignée de propriétaires terriens, élus de pères en fils, à quelques brèves interruptions près, depuis 1807.


« Il faut que tout change pour que rien ne change », disait Lampedusa...


(1) La précédente Assemblée nationale était ainsi composée : agriculteurs 2,5 %, artisans, commerçants, chefs d’entreprise 5,6 %, cadres et professions intellectuelles supérieures

78,8 %, professions intermédiaires 7,2 %, employés 5 %, ouvriers 0,9 % (source : Michel Koebel).

Et 12,3 % de femmes.

Jacqueline Sellem

source : http://www.humanite.fr/

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Dimanche 17 juin 2007
Editorial par Maurice Ulrich
Poésie

Au panthéon des grands noms de l’histoire nationale récupérés par Nicolas Sarkozy, il faudrait ajouter Anatole France :

« La tâche auguste du juste est d’assurer à chacun ce qui lui revient : au riche sa richesse, au pauvre sa pauvreté. » Mais l’ironie mordante de l’auteur, entre autres, d’une acide « histoire contemporaine »

, et par ailleurs collaborateur de l’Humanité de Jaurès, lui aura sans doute échappé.

Car c’est au pied de la lettre que le très agité président dont nous sommes désormais dotés a pris la formule.

La gauche, dans toutes ses composantes, a aujourd’hui un seul chat à fouetter, et il est de taille. Tout faire jusqu’à dimanche pour dresser des digues face à ce que certains commentateurs appellent déjà un tsunami bleu, à tout le moins une déferlante UMP. À tous ceux qui la redoutent, il faut rappeler qu’une élection n’est jamais jouée tant que l’on n’a pas votée. Mais la gauche, toute la gauche, aura plus avant à s’interroger. Comment, dans les formes modernes d’aujourd’hui, une telle régression a-t-elle été possible qu’on en revienne à la célèbre apostrophe du ministre Guizot au XIXe siècle : « Enrichissez-vous ! » Certes une part de l’électorat de la droite, cet électorat dans l’aisance assise, est directement concerné. Mais le fait est qu’une part de l’électorat populaire et modeste y a cru et semble y croire aussi ferme qu’à chaque nouveau billet de Loto. Qui veut gagner des millions ?

C’est donc bien sur le terrain concret des mesures annoncées par Nicolas Sarkozy et son premier ministre - avec, pour ce dernier, tir de barrage éhonté sur la gauche - qu’il s’agit de mener une bataille d’idées d’une dimension nouvelle. La droite a gagné, mais la réalité c’est qu’il n’est pas une de ces mesures, pas une, qui ne favorise les plus riches, contre les plus modestes.

Les chiffres que nous publions ci-contre sont clairs et relèvent au fond d’une arithmétique sommaire. Qui gagne le plus, à chaque nouveau cadeau, si ce n’est ceux qui ont plus ? C’est vrai pour les droits de succession. C’est vrai pour la défiscalisation des heures supplémentaires. Les autres mesures sont du même tonneau. Les franchises annoncées pour l’assurance maladie vont-elles pénaliser davantage les plus riches ou les plus modestes ? La remise en cause de la carte scolaire va-t-elle favoriser les familles les plus aisées ou les plus pauvres ?

Mais il y a plus, car chacune de ces mesures va coûter à la nation. Il n’y a pas de mystère dans le système bien connu des vases communicants. Chaque rentrée fiscale en moins, c’est moins de services publics, moins d’éducation nationale, moins de postes dans les hôpitaux, et d’abord dans les zones les plus défavorisées dont certaines banlieues qui cumulent les difficultés. Non seulement les plus riches vont s’enrichir davantage, mais ce sont les salariés, les couches populaires qui vont le payer. Le bouclier fiscal, c’est pratique pour protéger les plus fortunés et ça l’est pour taper sur la tête de ceux qui ne le sont pas. Le profit de l’un est le dommage de l’autre.

Ce qu’a entrepris Nicolas Sarkozy, en n’hésitant pas à l’afficher comme tel, c’est une remise en cause radicale des valeurs qui ont fondé la France moderne. De la devise de la Révolution française au Conseil national de la résistance, en passant par les acquis des grandes luttes, 36, Mai 68, pour leur substituer une tout autre vision du monde, fondée sur la concurrence, l’individualisme, effaçant la dimension politique en l’homme pour en faire un objet du marché. C’est cela qui est en jeu dimanche dans les urnes. Les poètes voient parfois très clair, en peu de mots. Chesterton, à la fin du XIXe siècle :

« Le libéralisme contemporain profite aux riches, et rien d’autre. »

source : http://www.humanite.fr/

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Dimanche 17 juin 2007

par Vanina Pinter

Vidé(e)s de sa substance

À examiner les affiches de la campagne électorale ainsi que les photos qui agrémentent les sites officiels des candidats, l’imagerie des présidentielles semble irrémédiablement liée au genre du portrait. Comme un vestige de la figure du roi, de l’effigie sur pièce de monnaie...

De la Renaissance aux temps des Lumières, le portrait imposait un certain pouvoir. « Signe de reconnaissance, le portrait est aussi un moyen de connaissance. Connaissance de la vie intérieure (…) Connaissance de la destinée de l’homme représenté. (…) Connaissance de l’histoire dans laquelle s’inscrit le personnage »

 

1.

Rien de tel dans les images que nous considérons. A l’ère numérique (télé, imprimé et Internet), les visages se pixellisent, se transforment en données mathématiques, immatérielles et médiatiques. Nous ne sommes plus dans le règne de l’image mais dans celui du flux. La neutralité photographique, la fadeur des expressions et de l’impression papier estompent la dimension humaine. Les murs se couvrent de visages lisses, insipides, rajeunis, pour que chacun s’y projette. Les candidats louvoient entre porter la figure du leader (composition ascendante) et se farder en « homme ordinaire »

 

 2.

Toutes les problématiques propres au genre du portrait sont ici amollies. Loin d’être des images politiques et militantes, elles sont des objets de communication. Ces visages sont destinés à séduire. Ils sourient.

Pour mieux s’ennuyer de ses images de campagne, il faut les mettre à côté des affichages sauvages de Robbie Conal. L’esprit guerrier y est présent. Ses satires, caricatures, parfois hommages, octroient, grâce à la technique du dessin, une âme – terrifiante – aux êtres de pouvoir. Dans ses portraits, l’homme est réinvesti dans sa chair, ses souffrances et ses errances.

D’un côté, les affichages de Robbie Conal, art activiste, et de l’autre, un matraquage de communication évènementielle sans auteur. Le graphisme est inhérent au premier, exclu de l’autre, dans les formes, comme dans le fond. L’humain, réduit à une image de surface est partout, le discours et son expression, nulle part.

 

http://www.etapes.com/

 

http://www.robbieconal.com/posters/bigbrother.html

 

 

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Mercredi 30 mai 2007
Ségolène Royal sur le plateau 20h15m30s

http://jt.france2.fr/20h/
(voir la vidéo)

·         Le 28 mai 07 : Laurent Wauquiez, député UMP de Haute-Loire: "Ségolène Royal n'amène pas la gauche à travailler sur des idées nouvelles, elle préfère un numéro de tout communication auto-centré sur sa personne."

Voilà ce que se permet de claironner ce représentant de l'UMP, avant l'intervention de Ségolène Royal dans le journal de 20h ce jour, alors qu'elle n'avait fait d'apparition télévisée depuis le 6mai, de qui se moque-t-on?

Sa petite phrase ne se prêterait-elle pas plutôt à définir le nouveau chef de l'Etat, dont le dynamisme des idées seraient tout entier contenu dans ses vaillants mollets, qu'il se plait à exiber, parce que pour les idées!...

Démenteler le service public, augmenter la fracture sociale par le bouclier fiscal, rendre l'accès aux soins plus honéreux par les franchise médicales...la franchise! Parlons-en de sa franchise!... émietter le code du travail...Diantre! Que d'idées novatrices!

Aujourd'hui, journée de la solidarité les handicapés et les personnes âgées en ont-elles vus le moindre deniers?..

Soyons rassurées nous infantiles que nous sommes on veut nous responsabiliser! Comme le déclarre Mme Bachelot :

"Il faut envisager ces franchises comme un élément indispensable de responsabilisation des patients et non comme une mesure au fil de l'eau de comblement d'un déficit de la Sécurité sociale"

Ainsi veut-on nous faire croire que nous nous rendons chez un médecin sans raison légitimes, pour feuilleter la presse féminine sans doute?! De même nous faisons hospitaliser pour creuser le déficit de la sécurité sociale, cela va de soi!

·         Votre Koan Bouddhiste du jour :

·        "Les mains vides, je tiens une bêche."

...Exactement! Je creuse,  je  veux un jardin où fleuriront mes désirs d'avenir!


par Sidérale publié dans : Désirs d'avenir : Continuons!
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Samedi 26 mai 2007

Sommes-nous dans une "démocratie exemplaire" telle que l’appelle de ses voeux Mr le premier Ministre F. Fillon ?

Exemplaire par sa brutalité, certes !

J’ai rencontré, ce jour, deux étudiants appartenant au comité de soutien aux prévenus et victimes de violences policières du 16 mai, leur témoignage me révolte, manifester est un droit, un droit que nous devons défendre ardemment.

L’indignation soulevée face à ce document, voir la vidéo, nous rappelle la fragilité de toute démocratie, c’est notre devoir de vigilance qui est convoqué quand l’expression même des citoyens est ainsi bafouée.

La répression policière outrepasse ses fonctions, elle se fait l’instrument d’un pouvoir politique qui n’a de cesse de vouloir éradiquer toutes formes de militantisme, de contre-pouvoir, ce n’est pas parce que l’on est élu démocratiquement que l’on doit s’arroger le droit de faire taire les protestations à coup de matraques !

La France pays des droits de l’homme, pays de la liberté d’expression ?

Le nouveau gouvernement n’a qu’un souhait assujettir dans la peur ses opposants, ligoter l’activisme citoyen en le convoquant derrière ses tribunaux.

Comment trouveront-ils les 2000 euros nécessaires à leur défense ces étudiants ?

Ils ont crée un comité de soutien, ils envisagent un concert de solidarité, une conférence de presse est prévu le 20 juin 12h.

L’un d’eux s’est fait arrêter seulement parce qu’il s’était rendu au commissariat central pour obtenir des informations concernant la détention abusive de manifestants, il a été passé à tabac durant sa détention comme les 12 autres inculpés pour outrage à agent.

Tout avait été bien orchestré par les forces de l’ordre, mais de quel ordre s’agit-il ici ?

Les arrestations avaient été préméditées, les actes de dépositions avaient été établis bien avant la manifestation par la police, (information donnée par ces étudiants).

Des CRS ou des manifestants qui recherchaient la provocation ?

Qui avait intérêt à voir les débordements violents advenir ?

Les images et les témoignages parlent d’eux-mêmes…

Une personne handicapée a eu les mains brisées, le mot même d’affrontement serait usurpé car se sont bien les CRS seuls qui ont lancé l’assaut, frappant sans distinction sur un rassemblement qui voulait juste faire entendre sa voix.

Dites-moi comment appelle-t-on un régime qui ne tolère aucun contestataire ?

Dites-le moi ? …

Cette manifestation du 16 mai était à l'initiative d'un mouvement citoyen composé de syndicalistes, d'étudiants, de contestataires au projet de N. Sarkozy regroupé au sein d'un comité crée le 11 mai dernier baptisé "comité de résistance" souhaitant descendre dans la rue pour faire entendre sa désaprobation quand ce jour même Mr Sarkozy recevait les clés de l'Elysée, lançant un appel à manifester pour faire entendre ses revendications concernant le respect du code du droit du travail, la défense du système éducatif et universitaire et la préservation de ce qui fait de notre pays une démocratie notamment.

(Lire l'article de Torpedo à ce sujet :

http://www.e-torpedo.net/article.php3?id_article=1849&titre=Montpellier-Repression-feroce-et



et ce récit par une manifestante témoin de ces débordements policiers d'une violence inqualifiable notamment devant le commissariat central où le petit groupe de manifestants fut la victime d'un traquenard où ils furent la proie facile d'un déchaînement de violence, la Bac s'étant déployée tout autour du commissariat central, les manifestants furent pris dans un étau. Pourquoi matraquer des innocents?...

http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&id=5082

(...)J'etais en danger par le simple fait de mes opinions politiques divergentes et ma volonté de montrer que je soutiens ceux qui ont été arreté pour ça. Ceux qui peuvent courir assez vite, passer a travers les vehicules des flics ou reussir a trouver une rue qui n'était pas bloquée était incroyablement chanceux. Aucun de nous ne pouvait imaginer un tel traitement. En ce moment, je ne peux m'empêcher d'être heureuse d'être une fille. Si j'avais été un mec, il m aurait sauté dessus, comme ils sautaient sur tout le monde et les frappaient, chassant les gens dans les rues, les bloquant en voitures, frappant les étudiants contre des murs ou au sol qui leur disaient « on n'a rien fait, on se casse, laissez nous partir ». Les coups de matraque valsaient autour de moi, les flics me regardaient, mais les autres ici, ceux qui avaient des potes ici et qui cherchaient à savoir où ils etaient, et devenaient ainsi des cibles potentielles. La tentation (ou l'ordre) d'utiliser la matraque semblait trop forte pour les flics. C'etait terrifiant de sentir qu'on pouvait se faire attraper et frapper à chaque instant. Je ne voulait pas courir parce j'avais peur de tomber et de devenir alors moi-même une cible facile (ce que je vis pour d'autres personnes), et je n'etait pas capable de courir plus vite que les 4 ou 5 flics qui courraient là autour.(...)


Contact : comite16mai-34@no-log.org

Tél : 04 67 14 23 10 (local de SUD-Etudiant Montpellier)


Des images ont été capturées, puis diffusées dans les actualités régionales mais nous savons aussi combien le travail des journalistes devient de plus en plus difficile, ils reçoivent de nombreuses pressions, et la censure ne fait pas que planer au dessus de leur tête!...La censure est là, elle sévit déjà!...

FR3 12-13 Languedoc Roussillon 17 mai 2007


http://www.dailymotion.com/passerellesud/video/x209w3_fr3-1213-languedoc-roussillon-17-ma


calle
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Ose




Red Archipel Radio

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  Je n'ai jamais réussi à définir le féminisme. Tout ce que je sais, c'est que les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus de me confondre avec un paillasson.

            Rebecca West

 


La traversée des apparences

"Faire du chemin...c'est d'abord une expérience physique.
Parfois, c'est aussi une expérience spirituelle...
c'est découvrir des paysages emblématiques :
des territoires sans rupture entre réel et imaginaire qui nous changent la vie.

Nos vies ne sont plus les mêmes depuis que nous sommes à Corvo, l'île de nos terres de danse."


«[...] nos livres tous les jours nous voient dans notre nudité intérieure.»

Olivier Bruley

 

 

La conscience est bien plus que l'écharde, elle est le poignard dans la chair.

E. CIORAN

 


 

En cette vie, où je suis mon sommeil,
Je ne suis pas mon sommet,
Qui je suis est qui je m'ignore et vit
A travers cette brume que vraiment je suis,
Toutes les vies que j'ai eues autrefois,
Dans une seule vie.
Je suis mer ; clapotis faible, rugissement vers les hauteurs,
Mais ma couleur provient de mon ciel élevé,
Et je ne me rencontre que lorsque de moi je fuis.

Qui donc guidait mes pas de jeune infant sinon
L'âme véritable qui se trouvait en moi ?
Attachée par les bras du corps,
Elle ne pouvait être plus.
Mais, sans nul doute, un geste, un regard, un oubli
Aussi, aux yeux de qui aurait bien regardé
La Présence Réelle sous le déguisement
De mon âme présente ici sans y prétendre.

Fernando Pessoa, poèmes ésotériques,

Christian Bourgois 1988, p. 39.

Fernando Pessoa dans Poezibao :
Fiche bio-bibliographique, extrait 1, extrait 2,





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