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Ancrage : Point d'ancrage, lieu (abstrait) de fixation














L'amour, dans l'anxiété douloureuse comme
dans le désir heureux, est l'exigence d'un tout.
Il ne naît, il ne subsiste que si une partie reste
à conquérir.
On n'aime que ce qu'on ne possède pas
tout entier.
Marcel Proust

Man Ray - Hand on lips

" Je vous vois et vous me voyez,
J'ai une certaine conception de vous et vous de moi.
Je vois votre comportement et vous le mien.
Mais je ne vois pas, je n'ai jamais vu et ne verrai jamais votre expérience de moi ;
Pas plus que vous ne pouvez voir mon expérience de vous.
Je ne peux pas faire l'expéreince de votre expérience, ni le contraire.
Nous sommes l'un(e) et l'autre des hommes/des femmes invisibles.
Tous les hommes sont invisibles les uns des autres."
 France Culture - Voyages en psychiatrie - Août 2006
Samedi 23 juin 2007

La relation danse/sida
au coeur du festival Montpellier danse

NOUVELOBS.COM le 23.06.2007

 

L'édition 2007 rend hommage au fondateur du centre chorégraphique de Montpellier, Dominique Bagouet, fauché par la maladie à 41 ans, et se penche sur l'influence du virus sur l'esthétique et les corps des danseurs.

 

L'affiche du festival Montpellier danse 2007

L'affiche du festival Montpellier danse 2007

Le festival Montpellier Danse, qui débute samedi 23 juin et dure jusqu'au 7 juillet, s'interroge cette année sur la danse et le sida, avec un hommage à Dominique Bagouet.
Le fondateur à Montpellier de l'un des premiers centres chorégraphiques de France a été fauché par le virus en 1992, à l'âge de 41 ans. "Le virus du sida a fait son apparition vers 1985, atteignant le corps des danseurs. Peut-on aller jusqu'à affirmer que ce virus a eu un effet sur l'histoire des formes esthétiques de ces vingt dernières années ? Cette question sera l'un des fils rouges de cette édition", souligne Jean-Paul Montanari, directeur du Festival, dans sa présentation.
Rendez-vous international souvent considéré comme le "festival d'Avignon de la danse", Montpellier Danse s'ouvrira avec Angelin Preljocaj, ancien interprète de Dominique Bagouet. Il présentera "Annonciation", un duo féminin, suivi d'"Eldorado", sur une partition de Karlheinz Stockhausen, "Sonntags-Abschied". 

Une journée de réflexion et une comédie musicale

Pour la clôture, deux pièces emblématiques de Dominique Bagouet seront remontées par le Ballet du Grand Théâtre de Genève, "Jours étranges" (1990) sur la musique des Doors et "So Schnell" sur une cantate de Jean-Sébastien Bach (1991).
Le fléau sera au cœur d'une journée de réflexion, lundi 25 juin, sur "ce que le sida a fait à la danse, ce que la danse a fait du sida". La comédie musicale de la Sud-Africaine Robyn Orlin, "We must eat our suckers with the wrappers on" ("nous devons manger nos sucettes avec l'emballage"), évoquera aussi le Sida.
Au programme figurent également l'Américaine Trisha Brow, avec une création "I love my robots", et l'Espagnol Israël Galvan qui révolutionne la danse flamenca. Mathilde Monnier qui dirige depuis 1994 le Centre chorégraphique national de Montpellier Languedoc-Roussillon, présentera "Tempo 76".
Au total, Montpellier Danse 2007 présentera 46 oeuvres chorégraphiques dont 25 créations ou premières en France. En 2006, 30.000 spectateurs avaient assisté aux représentations.
par Sidérale publié dans : Danse
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Vendredi 20 avril 2007
Pina Bausch, Ger, 1989, 103', sans dial, 35mm 


 


Pina Bausch, chorégraphe allemande, pourfendeuse des académismes, est pourtant à la tête d'une des plus grandes écoles de danse nouvelle. Elle crée le scandale dès ses débuts en ouvrant une brèche novatrice dans les arts de la scène, s'inspirant d'une tradition théâtrale imagino-sociale radicale allemande. Son concept de danse-théâtre se retrouve dans ce premier film qui est un collage de scènes évoquant des personnages à la fois reconnaissables, à la fois hors-catégories. "La plainte de l'impératrice" est une présentation de personnages féminins, hommes et femmes, les plus incongrus: travesti dénudé dans un café, employée de bureau assise au milieu d'un boulevard, cow-girl perdue dans la nature... Les impératrices sont des moutons noirs perdus au milieu des blancs. Le film est envoûtant de par son rythme. La mise-en-scène, quant à elle, est à la fois visionnaire et réaliste. S'inspirant de mythes et d'images reconnaissables et dénonçant les revers de ceux-ci. (site nova )

"Il faut apprendre à être touché par la beauté, par un geste, un souffle, pas seulement par ce qui est dit et dans quelle langue: percevoir indépendamment de ce que l'on "sait"."
Pina Bausch 
 

par Sidérale publié dans : Danse
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Ose




Red Archipel Radio

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  Je n'ai jamais réussi à définir le féminisme. Tout ce que je sais, c'est que les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus de me confondre avec un paillasson.

            Rebecca West

 


La traversée des apparences

"Faire du chemin...c'est d'abord une expérience physique.
Parfois, c'est aussi une expérience spirituelle...
c'est découvrir des paysages emblématiques :
des territoires sans rupture entre réel et imaginaire qui nous changent la vie.

Nos vies ne sont plus les mêmes depuis que nous sommes à Corvo, l'île de nos terres de danse."


«[...] nos livres tous les jours nous voient dans notre nudité intérieure.»

Olivier Bruley

 

 

La conscience est bien plus que l'écharde, elle est le poignard dans la chair.

E. CIORAN

 


 

En cette vie, où je suis mon sommeil,
Je ne suis pas mon sommet,
Qui je suis est qui je m'ignore et vit
A travers cette brume que vraiment je suis,
Toutes les vies que j'ai eues autrefois,
Dans une seule vie.
Je suis mer ; clapotis faible, rugissement vers les hauteurs,
Mais ma couleur provient de mon ciel élevé,
Et je ne me rencontre que lorsque de moi je fuis.

Qui donc guidait mes pas de jeune infant sinon
L'âme véritable qui se trouvait en moi ?
Attachée par les bras du corps,
Elle ne pouvait être plus.
Mais, sans nul doute, un geste, un regard, un oubli
Aussi, aux yeux de qui aurait bien regardé
La Présence Réelle sous le déguisement
De mon âme présente ici sans y prétendre.

Fernando Pessoa, poèmes ésotériques,

Christian Bourgois 1988, p. 39.

Fernando Pessoa dans Poezibao :
Fiche bio-bibliographique, extrait 1, extrait 2,





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