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Ancrage : Point d'ancrage, lieu (abstrait) de fixation














L'amour, dans l'anxiété douloureuse comme
dans le désir heureux, est l'exigence d'un tout.
Il ne naît, il ne subsiste que si une partie reste
à conquérir.
On n'aime que ce qu'on ne possède pas
tout entier.
Marcel Proust

Man Ray - Hand on lips

" Je vous vois et vous me voyez,
J'ai une certaine conception de vous et vous de moi.
Je vois votre comportement et vous le mien.
Mais je ne vois pas, je n'ai jamais vu et ne verrai jamais votre expérience de moi ;
Pas plus que vous ne pouvez voir mon expérience de vous.
Je ne peux pas faire l'expéreince de votre expérience, ni le contraire.
Nous sommes l'un(e) et l'autre des hommes/des femmes invisibles.
Tous les hommes sont invisibles les uns des autres."
 France Culture - Voyages en psychiatrie - Août 2006
Mardi 10 juillet 2007

SERMONS JOYEUX
De la lente corruption des âmes dans la nuit tombante
de Jean-Pierre SIMÉON
Editions Les Solitaires Intempestifs 2004


Mise en scène : Christine BERG
Lumière : Pablo ROY
Musique originale : Nicolas PEIGNEY
Illustration sonore : Ali LAOUAMEN
Régie Générale : Brigitte ANTAGNAC

avec Michel BOY


Festival d'Avignon 2007
du 6 au 28 juillet 2007 - 11 h
au Théâtre Le Ring
Scène permanente pour les auteurs d'aujourd'hui

Jean-Pierre Siméon affirme là que le problème moral est un problème premier. Son écriture est un acte engagé qui cherche à dire le monde. Ce n'est pas pour rien que l'écrivain cite Giorgio Strehler en introduction de son ouvrage : " Le théâtre est le lieu ou l'on fait l'expérience d'une parole à accepter ou à rejeter ". Siméon nous invite à débattre, à objecter, à s'opposer et à prendre plaisir avec une pensée avant tout sensuelle et pas intellectuelle. Et ces sermons, alors même qu'ils parlent de morale et d'engagement, méritent bien leur qualificatif de joyeux. Ils sont, de plus, vivifiants pour l'esprit, ils nous invitent au non-convenu et à l'inconnu. Ces six textes sont amoureux de l'humain, mais d'un amour exigeant et parfois ombrageux.
Dans un avertissement, l'auteur précise : " Je laisse le soin aux gens de théâtre d'inventer pour cet objet incongru les modalités de la représentation. (...) Je souhaiterais au rebours une insolence joyeuse, qui fasse entendre le mouvement intempestif de la pensée, pas dupe de ses excès et, ici ou là, de sa mauvaise foi. Comme le signalait l'ami Schiaretti à l'essai de ces "sermons", Alceste, l'atrabilaire, n'est supportable que parce qu'il est amoureux... " La référence à Alceste, le Misanthrope, est juste car l'excès et la crue sont de rigueur dans ces écrits. Et la force de cette pensée se communique justement par la langue, une langue sensuelle, lyrique, à proférer d'urgence le plus souvent possible. Car pour Siméon, la première façon de s'engager, c'est de donner à lire, à entendre et à mastiquer une langue non servile, problématique, opaque, polysémique, improbable et complexe qu'il oppose à la langue méduse et flasque qui domine aujourd'hui. Et c'est un vrai bonheur que de s'engouffrer avec l'écrivain dans cette langue-là.
Car toujours ces harangues sont des appels au plus intime de nous-mêmes, elles sont écrites comme un appel, un cri, un coup de sang, un coup de colère ou un coup de coeur, on se sait pas trop, mais en tout cas une parole qui libère de l'énergie. Laissons Jean-Pierre Siméon conclure avec un extrait d'Objection du poème, où il nous exhorte à oser la poésie pour " qu'elle exerce chacun/ au doute/ à l'obscur/ à l'incertain/ à la frayeur/ à l'étrange/ à la fureur/ au déni/ comme au désir/ et à la faim vorace du baiser/ qu'elle exerce en chacun/ le muscle de la douleur/ et l'art vorace du baiser/ qui est l'art d'étreindre éperdument l'inconnu/ il y a urgence/ objectons ".

source :http://www.lelibraire.com/din/tit.php?Id=20181

dossier de presse : http://www.theatre7.com/pdf/SermonsJoyeuxAvignon07.pdf
par Sidérale publié dans : Actualités culturelles
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Vendredi 20 avril 2007



La Cinémathèque de la Danse
fête ses 25 ans au cinéma La Pagode

La Cinémathèque de la Danse
70, boulevard de Reuilly
F-75012 - Paris

T. + 33 1 44 75 42 75
F. + 33 1 44 75 46 70
L'image « http://ante-et-post.weblog.com.pt/pinabausch_nelken_tables_500.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs. 
Chorégraphie de
Pina Bausch

Avec son jardin à l'orientale et son architecture digne des temples japonais, le cinéma La Pagode a de quoi étonner et détonner dans un 7e arrondissement haussmannien plutôt sage. Ce bâtiment hors normes a été construit en 1895 par l'architecte Alexandre Marcel, sur les ordres d'un ancien directeur du Bon Marché, Monsieur Morin, désireux d'en faire cadeau à sa femme. Abritant à l'origine une salle où étaient donnés des bals et de grandes fêtes aux thématiques orientales, La Pagode n'a été transformée en cinéma qu'au début des années 1930. Il comprend deux salles : la principale est baptisée 'espace japonais' en raison de ses murs et de son plafond richement décorés, la seconde, plus petite, a été construite en sous-sol, en 1973. Mais le lieu ne doit pas toute sa renommée à ses airs exotiques : depuis ses débuts, ce cinéma est connu pour sa programmation de qualité classée 'art et essai'. Chaque semaine, ce sont deux films qui sont à l'affiche, et qui ont la particularité d'être toujours programmés en version originale. On y savoure des films de Woody Allen, Pedro Almodovar, Emir Kusturica, Gus Van Sant ou ceux de jeunes réalisateurs aux talents prometteurs comme Valeria Bruni-Tedeschi ou Arnaud Desplechin. Fermée à plusieurs reprises pour cause de travaux, La Pagode, qui est classée aujourd'hui monument historique, attend d'être entièrement restaurée. (site EVENE)


La Pagode
57 bis rue de Babylone
75007 Paris
Tel : 01.45.55.48.48

Métro : Saint-François-Xavier
par Sidérale publié dans : Actualités culturelles
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Ose




Red Archipel Radio

http://www.lastfm.fr/user/RedArchipel/





  Je n'ai jamais réussi à définir le féminisme. Tout ce que je sais, c'est que les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus de me confondre avec un paillasson.

            Rebecca West

 


La traversée des apparences

"Faire du chemin...c'est d'abord une expérience physique.
Parfois, c'est aussi une expérience spirituelle...
c'est découvrir des paysages emblématiques :
des territoires sans rupture entre réel et imaginaire qui nous changent la vie.

Nos vies ne sont plus les mêmes depuis que nous sommes à Corvo, l'île de nos terres de danse."


«[...] nos livres tous les jours nous voient dans notre nudité intérieure.»

Olivier Bruley

 

 

La conscience est bien plus que l'écharde, elle est le poignard dans la chair.

E. CIORAN

 


 

En cette vie, où je suis mon sommeil,
Je ne suis pas mon sommet,
Qui je suis est qui je m'ignore et vit
A travers cette brume que vraiment je suis,
Toutes les vies que j'ai eues autrefois,
Dans une seule vie.
Je suis mer ; clapotis faible, rugissement vers les hauteurs,
Mais ma couleur provient de mon ciel élevé,
Et je ne me rencontre que lorsque de moi je fuis.

Qui donc guidait mes pas de jeune infant sinon
L'âme véritable qui se trouvait en moi ?
Attachée par les bras du corps,
Elle ne pouvait être plus.
Mais, sans nul doute, un geste, un regard, un oubli
Aussi, aux yeux de qui aurait bien regardé
La Présence Réelle sous le déguisement
De mon âme présente ici sans y prétendre.

Fernando Pessoa, poèmes ésotériques,

Christian Bourgois 1988, p. 39.

Fernando Pessoa dans Poezibao :
Fiche bio-bibliographique, extrait 1, extrait 2,





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