Engagement-liens














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Ancrage : Point d'ancrage, lieu (abstrait) de fixation














L'amour, dans l'anxiété douloureuse comme
dans le désir heureux, est l'exigence d'un tout.
Il ne naît, il ne subsiste que si une partie reste
à conquérir.
On n'aime que ce qu'on ne possède pas
tout entier.
Marcel Proust

Man Ray - Hand on lips

" Je vous vois et vous me voyez,
J'ai une certaine conception de vous et vous de moi.
Je vois votre comportement et vous le mien.
Mais je ne vois pas, je n'ai jamais vu et ne verrai jamais votre expérience de moi ;
Pas plus que vous ne pouvez voir mon expérience de vous.
Je ne peux pas faire l'expéreince de votre expérience, ni le contraire.
Nous sommes l'un(e) et l'autre des hommes/des femmes invisibles.
Tous les hommes sont invisibles les uns des autres."
 France Culture - Voyages en psychiatrie - Août 2006
Mardi 12 août 2008 2 12 /08 /Août /2008 01:01



SPHINX DE NUIT, sauvage

Unique, royale et mauve
Pour séduire tu te déguises
Au carnaval des orchidées
Tu ne te laisses pas intimider

Qui j'aime me crée
Qui m'aime me crée
Ah j'ai tout à te dire
Et c'est à toi que je le dis
ma "grisante", mon orge de printemps
Ne me laisse pas en suspens
Tu es de ces gens de mer
Dont l'eau peut être meurtrière

De ses grandes tenailles de béton
Le port a grignoté la baie
Les chalutiers dans les zones de pêche
Se perdent en haute mer
Le ressac, par tes lèvres
M'apporte les nouvelles des fonds sous-marins

Mon âme sera forte
Attentive aux méandres et boucles de ta vie
Face aux vents, je narguerai l'onde de tempête
Le héros et le monstre ne font qu'un
Ne te farde pas, je peux supporter
D'entrevoir la mort sur ton visage
Ton amour est le poumon de ma liberté
Plus tard nous boirons le vin
Nous en craignons encore trop l'ivresse

SPHINX DE NUIT .....


Sphinx de nuit est extrait de l'album Kevork qui, je l'espère, est encore disponible. En voilà les paroles, mais évidemment, il manque la magnifique voix de Colette
Amicalement
brigitte

Hélas...cet album est supprimé de la vente! Pourquoi supprimé?...



Merci Brigitte vestale de Bagdam...
un site que je vous recommande

Bagdam Espace lesbien
1, rue de la Fonderie
31000 Toulouse
tél. 05 61 53 55 48
courriel :           
bagdam@bagdam.org
Site internet :    
http://www.bagdam.org

Toutes les infos lesbiennes
locales et nationales
au jour le jour
sur                         
http://www.lesbiagenda.com
Par Sidérale - Publié dans : ancrage
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Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /Nov /2007 00:39
Par Sidérale - Publié dans : Primo Levi
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Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /Nov /2007 00:29
SI NOUS PARLIONS D'AMOUR...
Marie-Jo BONNET


Article paru dans la revue TRIANGUL'ERE, n°1, Editions Christophe Gendron, 1999.


Le débat sur le PACS nous a montré au moins une chose, c'est l'incroyable pauvreté de notre réflexion sur l'amour. Aujourd'hui, nous sommes réduits à débattre pour ou contre le Pacs, pour ou contre l'union libre ou le mariage homosexuel. Mais aussi pour ou contre les P.M.A. (Procréation Médicalement Assistée), l'insémination artificielle ou l'adoption pour les homos. Dans la presse on nous parle du Viagra, du nombre d'orgasmes, de préférence sexuelle, de vie commune, de préservatifs et de pilules. Le monde paraît divisé en hétérosexuels et homosexuels qui aspirent à l'égalité "sexuelle", nous dit-on du côté des gays officialisés. Mais si tout le monde pense que l'amour a un sexe, il n'a, apparemment, plus pour chacun d'entre nous, ni corps, ni âme.

Mais comment parler d'amour à une époque qui a tout vu et tout entendu ? Nous ne disposons dans la langue française que d'un tout petit mot censé exprimer des émotions aussi différentes que l'amour d'une marque de voiture, d'une personne, d'une oeuvre d'art, de nos ancêtres et de nos descendants.

Les grecs disposaient de quatre mots pour parler de cette chose-là, et il n'est pas inutile de se confronter à une langue morte pour parler de la passion, du désir, et de ce qui, dans l'expérience amoureuse, nous fait mourir et renaître. Se détacher du passé et s'ouvrir à l'inconnu... Etre et devenir... Se quitter, espérer et aimer, encore et toujours.

Il y a d'abord le mot philia, généralement traduit par tendresse amoureuse, amitié et qui prendra le sens d'amour reconnu par les autres. Plutarque en fait la caractéristique de l'amour conjugal, car les femmes étaient vouées au tendre sentiment plus qu'à l'Eros, bien que Sappho ait utilisé souvent ce mot avec une connotation érotique quand elle parlait de son "lien d'amour" pour Atthis ou s'adressait à la déesse Aphrodite. La déesse représentera d'ailleurs l'amour conjugal, tandis qu'Eros personnifiera l'amour homosexuel masculin.

Le deuxième mot est bien sûr Eros, l'amour-désir, celui que nous utilisons encore aujourd'hui pour désigner l'amour sous son aspect "purement" charnel. Mais il y avait déjà deux Eros dans l'Antiquité, comme l'a si bien montré Jean-Pierre Vernant dans L'individu, la mort, l'amour. L'Eros primordial de la Théogonie d'Hésiode, le principe cosmique qui "rend manifeste la dualité, la multiplicité incluses dans l'unité". Et l'Eros séducteur, le fils d'Aphrodite qui pousse à unir deux êtres séparés par leur individualité et que leur sexe oppose. Eros est donc une pulsion, une énergie qui différencie en soi-même et qui nous unit à l'autre. Il y aurait beaucoup à dire sur cette importante vision philosophique d'Eros, car l'homosexualité est encore aujourd'hui condamnée sous prétexte qu'elle annule la différence (des sexes, des polarités, etc). Dans le dialogue du Phèdre, de Platon, toute la question est de savoir comment on définit l'amour. Si Eros est uniquement attaché au plaisir des sens, ou s'il recherche la beauté qui est d'essence divine et constitue pour Socrate le véritable amour. "Aimez-vous, et enfantez de beaux discours", dit-il à ses interlocuteurs, car le véritable amour, c'est l'amour de l'âme.

Le troisième mot est mania, folie d'amour, folle passion, délire. C'est un mot qui a la même racine que ménade, et qui désigne la démesure, l'hybris dont on accuse les femmes qui aiment trop et ne maîtrisent pas leurs pulsions. Les Bacchantes, dans Euripide, sont l'archétype même de la mania. Folles possédées par Dyonisos, elles refusent tout lien, et pour cette raison, sont si décriées par l'homme grec apollinien. Le "dérèglement" des sens était loin d'être magnifié. Car si la femme rejette tout lien, comment pourra-t-on la tenir dans les liens du mariage, sous le joug du couple, dans l'univers clos du gynécée ?

On s'aperçoit ainsi que le lien, qui crée l'attachement, ne renvoie pas à la même symbolique que la relation amoureuse, qui suppose la distance et la reconnaissance de l'autre comme sujet. Le lien crée la dépendance, la relation crée la liberté et l'échange.

Le dernier mot, enfin, est agape, l'affection, l'amour divin au sens chrétien. Il est utilisé plus tardivement et donnera agapes, repas fraternels des premiers chrétiens.

On le voit, parler d'amour, c'est à la fois identifier ce qui en soi est touché par l'autre, et définir sa place dans la Cité et le Cosmos. L'amour est l'énergie primordiale comme le disait si bien Dante : "Amour qui meut Phoébus et toutes les étoiles".


La mise en ligne a été effectuée par Le séminaire gai avec accord de l'auteur.
Copyright M.J. Bonnet © 2000

 

Par Sidérale - Publié dans : ancrage
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Dimanche 25 novembre 2007 7 25 /11 /Nov /2007 22:50
Par Sidérale - Publié dans : ancrage
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Dimanche 25 novembre 2007 7 25 /11 /Nov /2007 20:42

À***

 

Tu es mon amour depuis tant d’années,

Mon vertige devant tant d’attente,

Que rien ne peut vieillir, froidir ;

Même ce qui attendait notre mort,

Ou lentement sut nous combattre,

Même ce qui nous est étranger,

Et mes éclipses et mes retours.

 

Fermée comme un volet de buis,

Une extrême chance compacte

Est notre chaîne de montagnes,

Notre comprimante splendeur.

 

Je dis chance, ô ma martelée ;

Chacun de nous peut recevoir

La part de mystère de l’autre

Sans en répandre le secret ;

Et la douleur qui vient d’ailleurs

Trouve enfin sa séparation

Dans la chair de notre unité,

Trouve enfin sa route solaire

Au centre de notre nuée

Quelle déchire et recommence.

 

Je dis chance comme je le sens.

Tu as élevé le sommet

Que devra franchir

Mon attente

Quand demain disparaîtra.

 

 

René Char 1948-1950

 

Par Sidérale - Publié dans : ancrage
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Lundi 19 novembre 2007 1 19 /11 /Nov /2007 05:09




L’association "Sur les toiles" organise, les Samedi 24 et Dimanche 25 novembre après-midi, la deuxième édition des
« Ateliers portes ouvertes ».

20 plasticiens montpelliérains confirmés, ont accepté de jouer le jeu.
Ils se tiendront à votre disposition dans leur atelier respectif, pour vous présenter leur lieu de création ainsi que leurs œuvres.
Tous les renseignements, la liste et les adresses des plasticiens sur :

http://associationsurlestoiles.vox.com

ATELIER KANFR

5,Rue Carlencas 34000 Montpellier
De 15 h à 20 h
Par Sidérale - Publié dans : Agenda culturel
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Jeudi 11 octobre 2007 4 11 /10 /Oct /2007 17:24
Heidegger
« le langage est la maison de l’Etre »
Par Sidérale - Publié dans : Primo Levi
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Samedi 29 septembre 2007 6 29 /09 /Sep /2007 09:28

« -Dieu seraient-il homme ou femme ? demanda Terre Fortune Monde d’une voix rauque de mioche rebelle.

-Il est masculin, bien sûr, répondit l’adolescente de la ville, de mauvaise grâce.

-Qu’est-ce que tu en sais toi ? Tu sais rien ! Personne ne l’as vu. Moi, il me reste un petit espoir qu’il soit femme…

(…)

-Nous les femmes on est plus douées, je le voient bien chez ma p’tite maman, elle est plus dégourdie que mon papa chéri… Moi je pige plus vite que mes frères…

Et même que mon p’tit papa…

-je ne veux pas te décevoir, mais ça ne veut rien dire. Tout est déjà organisé pour que Dieu continue d’être un homme.

-Et pourquoi ne pas tout désorganiser ? »

Zoé Valdès, Cher premier amour

 

 

Par Sidérale - Publié dans : Féminisme
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Samedi 29 septembre 2007 6 29 /09 /Sep /2007 08:49
Par Sidérale - Publié dans : Agenda militant
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Samedi 29 septembre 2007 6 29 /09 /Sep /2007 06:41

"Les amis inconnus" de Jules SUPERVIELLE

Derniers textes ajoutés...

Il vous naît un poisson qui se met à tourner
Tout de suite au plus noir d’une lampe profonde,
Il vous naît une étoile au-dessus de la tête,
Elle voudrait chanter mais ne peut faire mieux
Que ses sœurs de la nuit les étoiles muettes.

Il vous naît un oiseau dans la force de l’âge,
En plein vol, et cachant votre histoire en son cœur
Puisqu’il n’a que son cri d’oiseau pour la montrer.
Il vole sur les bois, se choisit une branche
Et s’y pose, on dirait qu’elle est comme les autres.

Il vous naît un ami, et voilà qu’il vous cherche
Il ne connaîtra pas votre nom ni vos yeux
Mais il faudra qu’il soit touché comme les autres
Et loge dans son cœur d’étranges battements
Qui lui viennent des jours qu’il n’auras pas vécus.

Pardon pour vous, pardon pour eux, pour le silence
Et les mots inconsidérés,
Pour les phrases venant de lèvres inconnues
Qui vous touchent de loin comme balles perdues,
Et pardon pour les fronts qui semblent oublieux.

Extrait des « amis inconnus ». 1934.

© Jules Supervielle.

Par Sidérale - Publié dans : Voix off...
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Ose




Red Archipel Radio

http://www.lastfm.fr/user/RedArchipel/





  Je n'ai jamais réussi à définir le féminisme. Tout ce que je sais, c'est que les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus de me confondre avec un paillasson.

            Rebecca West

 


La traversée des apparences

"Faire du chemin...c'est d'abord une expérience physique.
Parfois, c'est aussi une expérience spirituelle...
c'est découvrir des paysages emblématiques :
des territoires sans rupture entre réel et imaginaire qui nous changent la vie.

Nos vies ne sont plus les mêmes depuis que nous sommes à Corvo, l'île de nos terres de danse."


«[...] nos livres tous les jours nous voient dans notre nudité intérieure.»

Olivier Bruley

 

 

La conscience est bien plus que l'écharde, elle est le poignard dans la chair.

E. CIORAN

 


 

En cette vie, où je suis mon sommeil,
Je ne suis pas mon sommet,
Qui je suis est qui je m'ignore et vit
A travers cette brume que vraiment je suis,
Toutes les vies que j'ai eues autrefois,
Dans une seule vie.
Je suis mer ; clapotis faible, rugissement vers les hauteurs,
Mais ma couleur provient de mon ciel élevé,
Et je ne me rencontre que lorsque de moi je fuis.

Qui donc guidait mes pas de jeune infant sinon
L'âme véritable qui se trouvait en moi ?
Attachée par les bras du corps,
Elle ne pouvait être plus.
Mais, sans nul doute, un geste, un regard, un oubli
Aussi, aux yeux de qui aurait bien regardé
La Présence Réelle sous le déguisement
De mon âme présente ici sans y prétendre.

Fernando Pessoa, poèmes ésotériques,

Christian Bourgois 1988, p. 39.

Fernando Pessoa dans Poezibao :
Fiche bio-bibliographique, extrait 1, extrait 2,

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